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    :: mardi, février 12, 2008 - 22:21 ::
    Opazzo

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    :: vendredi, décembre 21, 2007 - 00:40 ::
    Oubliez l'iPhone : dites "je t?aime"

    Un article trouvé sur InternetActu qui me fait penser à ce que dit Stiegler, sans être vraiment entendu.

    Dans: Economie et marchés, eBusiness, Confiance et sécurité, Usages, Articles - Par Jean-Marc Manach le 20/12/2007

    "Ne dites pas iPod, mais je t'aime", titrait récemment le Globe & Mail : selon deux études, publiées dans le numéro de décembre du Journal of Consumer Research, le matérialisme des adolescents serait moins du à la pression sociale et au marketing qu'à leur mauvaise estime de soi.

    Vers 12-13 ans, ils auraient en effet tendance à penser qu'ils se sentiront mieux, et seront mieux acceptés par leurs pairs, en cumulant gadgets et produits de marques, alors qu'il suffirait, selon des expériences validées par les chercheurs impliqués, de les complimenter, de leur montrer qu'ils sont appréciés par les autres adolescents, ainsi que par leurs familles, pour faire baisser cette fringale consumériste.

    Pire : les parents qui valideraient ce matérialisme en leur achetant ce qu'ils désirent contribueraient à rabaisser leur estime de soi en validant l'idée qu'ils ne sont que ce qu'ils possèdent. A contrario, note perfidement Health24, les adolescents qui se sentent mal dans leur peau font précisément de bien meilleurs clients.

    Ce même numéro du Journal of Consumer Research fourmille d'autres études et expériences instructives. On y apprend ainsi que :

    * les "familles" de produits se déclinant sous différents formats pouvant faire penser aux tailles respectives de parents et de leurs enfants, ainsi que les produits anthropomorphiques, se vendraient mieux que les autres,

    * les consommateurs choisissent tel ou tel produit, non seulement pour définir qui ils sont, mais aussi pour se démarquer de ce qu'ils ne sont pas; il suffit donc aux vendeurs de modifier l'image de leurs produits en fonction de la cible qu'ils visent pour parvenir à leurs fins, ou écouler le stock de leurs invendus; a contrario, si les consommateurs prenaient conscience de ces tentatives de manipulation, ils seraient bien moins tentés d'acheter;

    * on est très facilement attiré, surtout en matière de biens high tech, par les produits truffés de fonctionnalités; or, ils s'avèrent bien souvent très complexes à utiliser, au point, une fois acheté, de n'être plus utilisé; à défaut de pouvoir les tester avant de les acheter, et pour se mettre dans de meilleures dispositions d'esprit, les chercheurs proposent d'accomplir, précédemment, une tâche quelconque, mais pratique et concrète, ou encore de penser à l'offrir à un pair,

    * l'opinion publique serait bien moins influencée par les médias et les leaders d'opinion que par la somme d'individus facilement influençables qui, convertissant d'autres individus influençables, finissent par atteindre une masse critique pouvant provoquer des changements majeurs,

    * de même, les réactions d'inconnus seraient "contagieuses" au point de modifier le jugement, positif ou négatif, que l'on porte sur un film ou une expérience,

    * a contrario, une publicité peut notablement atténuer le mauvais souvenir que l'on garde d'un produit que l'on aurait déjà testé, dans la mesure où la mémoire serait brouillée par cette dernière expérience affective.

    En résumé, n'offrez pas d'iPod (ou équivalent) à vos (pré-)adolescents, mais dites-leur "je t'aime". Dans le même temps, il y a fort à parier que quelqu'un vous offre un iPhone (ou équivalent)? quand bien même il ne correspondrait pas à vos besoins (mal compris). Le pire, c'est que dans un an, on aura de nouvelle pubs et produits d'Apple (et autres), et de nouveaux dilemmes de Noël à trancher.

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    :: samedi, novembre 24, 2007 - 23:10 ::
    Définition du Web 2.0



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    :: jeudi, octobre 25, 2007 - 00:27 ::
    Morceaux choisis

    "Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d?autres voies que par la raison, autrement dit des chefs charismatiques : nous devons bien peser notre décision avant de déléguer à quelqu?un d?autre le pouvoir de juger et de vouloir à notre place. Puisqu?il est difficile de distinguer les vrais prophètes des faux, méfions-nous de tous les prophètes ; il vaut mieux renoncer aux vérités révélées, même si elles nous transpor­tent par leur simplicité et par leur éclat, même si nous les trouvons commodes parce qu?on les a gratis. Il vaut mieux se contenter d?autres vérités plus modestes et moins enthousias­mantes, de celles que l?on conquiert laborieusement, progressive­ment et sans brûler les étapes, par l?étude, la discussion et le raisonnement, et qui peuvent être vérifiées et démontrées."

    "S'il peut y avoir un sens à risquer des prévisions (toujours très approximatives d'ailleurs) sur le comportement d'une population, il est extrêmement difficile sinon impossible de prévoir le comportement d'un individu, fût ce à quelques jours de distance. De la même façon, le physicien peut évaluer avec une grande précision en combien de temps un gramme de radium perdra la moitié de son activité, mais il est absolument incapable de savoir à quel moment un seul des atomes de ce radium se désintégrera.
    Si un homme arrive au croisement de deux rues et ne prend pas celle de gauche, il prendra nécessairement celle de droite; mais il est très rare que nous n'ayons à choisir qu'entre ces deux possibilités. Et de plus, chaque choix en entraîne d'autres, tous multiples. Et ainsi de suite à l'infini; enfin notre avenir dépend aussi fortement de facteurs externes, totalement étrangers à nos choix délibérés et de facteurs internes dont toutefois nous ne sommes pas conscients.
    Toutes ces raisons évidentes font qu'on ne peut connaître ni son propre avenir, ni celui des autres; et c'est pour la même raison que personne ne peut imaginer son passé "au conditionnel"."

    Primo LEVI, Si c'est un homme - Appendice


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    :: mercredi, septembre 05, 2007 - 00:23 ::
    Le couple déborde

    "On fait parfois comme si les gens ne pouvaient pas s?exprimer. Mais, en fait, ils n?arrêtent pas de s?exprimer.

    Les couples maudits sont ceux où la femme ne peut pas être distraite ou fatiguée sans que l?homme dise « Qu?est-ce que tu as ? exprime-toi... », et l?homme sans que la femme..., etc.
    La radio, la télévision ont fait déborder le couple, l?ont essaimé partout, et nous sommes transpercés de paroles inutiles, de quantités démentes de paroles et d?images.
    La bêtise n?est jamais muette ni aveugle. Si bien que le problème n?est plus de faire que les gens s?expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n?empêchent pas les gens de s?exprimer, elles les forcent au contraire à s?exprimer. Douceur de n?avoir rien à dire, droit ne n?avoir rien à dire, puisque c?est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d?être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n?est pas du brouillage, c?est des propositions qui n?ont aucun intérêt. Or ce qu?on appelle le sens d?une proposition, c?est l?intérêt qu?elle présente. Il n?y a pas d?autre définition du sens, et ça ne fait qu?un avec la nouveauté d?une proposition. On peut écouter des gens pendant des heures : aucun intérêt... C?est pour ça que c?est tellement difficile de discuter, c?est pour ça qu?il n?y a pas lieu de discuter, jamais. On ne va pas dire à quelqu?un : « Ça n?a aucun intérêt, ce que tu dis ! » On peut lui dire : « C?est faux. » Mais ce n?est jamais faux, ce que dit quelqu?un, c?est pas que ce soit faux, c?est que c?est bête ou que ça n?a aucune importance. C?est que ça a été mille fois dit. Les notions d?importance, de nécessité, d?intérêt sont mille fois plus déterminantes que la? notion de vérité. Pas du tout parce qu?elles la remplacent, mais parce qu?elles mesurent la vérité de ce que je dis. Même en mathématiques : Poincaré disait que beaucoup de théories mathématiques n?ont aucune importance, aucun intérêt. Il ne disait pas qu?elles étaient fausses, c?était pire."

    Extrait de Pourparlers, Gilles DELEUZE, Les Editions de Minuit, 1990.


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